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Jean Asselborn à la réunion informelle des ministres de la Justice et des Affaires intérieures de l’Union européenne à Sofia en Bulgarie

Publié le jeudi 25 janvier 2018

Le ministre des Affaires étrangères et européennes, ministre de l’Immigration et de l’Asile, Jean Asselborn, a participé le 25 janvier 2018 à la réunion informelle des ministres de la Justice et des Affaires intérieures (JAI) qui s'est tenue à Sofia en Bulgarie.
 La réunion informelle JAI a permis aux ministres en charge de la politique de migration de se pencher sur la réforme du régime d’asile européen commun.
 Dans son intervention, le ministre Asselborn s’est dit confiant dans la capacité de la Bulgarie, qui est un pays de première entrée, à surmonter les clivages existants. Il s’est félicité de la volonté de la présidence bulgare de travailler prioritairement à la finalisation de la réforme du régime d’asile européen commun, entamée en 2016, afin de disposer d'un système flexible, efficace et fiable, qui permettra à l'UE de répondre de manière adéquate aux défis futurs en termes de flux de demandeurs de protection internationale.
 "Un compromis au niveau de la refonte du règlement de Dublin facilitera la recherche de compromis sur les autres éléments du système d’asile, d’autant que Dublin s’inscrit dans un contexte global de mesures sur les aspects externes, le fonctionnement de l’espace Schengen et la politique de retour", a fait remarquer Jean Asselborn, tout en insistant sur le fait que "la boussole de nos discussions doit demeurer le respect de la convention de Genève et la solidarité avec les pays de première entrée".
 Passant en revue les propositions de la présidence bulgare, Jean Asselborn a expliqué que "parmi les nouvelles idées, le Luxembourg soutient fermement l’abandon des formes alternatives de solidarité en les remplaçant avec un soutien financier accru pour des efforts dépassant la part équitable de chacun", et a dit comprendre que certains États membres doivent d’abord créer des infrastructures adéquates avant de pouvoir participer au même titre que les autres à la relocalisation.
 Le ministre Asselborn a ensuite détaillé le bilan luxembourgeois en matière d’immigration, en présentant les derniers chiffres concernant les demandeurs d’asile et personnes relocalisées ces deux dernières années. "Je propose aux ministres qui ont des doutes de venir en visite chez nous, afin de leur montrer nos infrastructures et démontrer qu’une société composée à moitié de non Luxembourgeois n’est pas en péril, qu’au contraire elle en tire pleinement profit. Vous ne trouverez pas un groupe significatif de personnes dans mon pays qui pense que l’identité constitutionnelle et culturelle du Luxembourg est menacée par l’arrivée des demandeurs d’asile des dernières années. C’est un défi, certes, mais pas insurmontable. L’État et la société civile peuvent créer des conditions à ce que l’intégration se passe bien", a expliqué Jean Asselborn.
 S’agissant de l’espace Schengen, Jean Asselborn s’est clairement prononcé en défaveur d’une fragmentation de l’espace. Avertissant des conséquences d’un échec des discussions en la matière, le ministre a expliqué que la libre circulation des personnes, mais également des biens et des services, ne peuvent s’exercer pleinement que dans un espace composé de membres qui eux mettent en œuvre à la fois la responsabilité et la solidarité. "Ces deux valeurs ne sont ni au choix, ni dissociables".
 Au cours de leur réunion, les ministres ont également abordé «les aspects globaux de la migration», plus particulièrement dans le cadre du processus onusien d’élaboration d’un pacte mondial pour une migration sûre, ordonnée et régulière (Global Compact on Migrations – GCM). L’échange a permis de préparer les négociations intergouvernementales qui auront lieu du 22 au 23 février 2018 à New York.

Communiqué par le ministère des Affaires étrangères et européennes

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